SE LANCER - The journal - L'Atelier 13
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SE LANCER

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Mon amie Christie m'a fait l'honneur de me faire intervenir lors d'un des petits-déjeuners Batterie Nouvelle qu'elle organise tous les mois. Elle a un don particulier pour animer les envies enfouies au fond de nous, réveiller l'inspiration, transformer cette énergie qui bouillonne mais qu'on ne sait pas toujours apprivoiser ou optimiser.

Le thème de ce petit-déjeuner était "Transformer son jeu de contraintes en énergie créative", qui a finalement évolué vers un partage d'expérience sur l'aventure entrepreneuriale qu'est devenu L'ATELIER 13, et il en est ressorti beaucoup de choses dont j'ai pensé qu'elles méritaient d'être consignées quelque part. J'utilise beaucoup d'exemples liés au tricot ou à la couture, mais c'est finalement valable pour toute aventure créative, tout projet, que vous ayez envie de vous lancer dans la réalisation de films vidéo, d'une pavlova, le design graphique, ou toute reconversion professionnelle.

Ce qui nous bloque dans nos projets : quelles sont les entraves à notre créativité ?

Le perfectionnisme, la peur de l'échec, la crainte de ne pas être au niveau sont beaucoup ressorties, mais aussi le manque de temps, l'indécision, ou la foison de projets qui fait qu'on en réalise aucun.

C'est sur qu'on se pose beaucoup de questions avant de se lancer dans un projet, on hésite, on tergiverse, on pèse le pour et le contre... Mais au fond, qu'est-ce qu'on risque ? Dans le meilleur des cas, on réussit, dans le pire, on aura essayé, et plus probablement, on sera heureux de mener un projet, de passer les hauts et les bas, d'apprendre, d'essayer quelque chose, de tenter autre chose, bref, d'avancer. Cela dit, se lancer dans un projet, cela ne veut pas dire se lancer sur un coup de tête, ou de manière irréfléchie. Les choses ont besoin d'être muries, préparées, et cela peut prendre un certain temps, mais il ne faut pas laisser les croyances ("je ne suis pas assez bon", "je n'y arriverai pas", "je crois que je suis pas faite pour ça"...) trop entraver les envies et l'énergie.

Rechercher la perfection est naturel, et même nécessaire, mais il faut accepter que non, on est pas parfait, et ce qu'on fait ne l'est pas non plus. Ce n'est pas nouveau, le mieux est l'ennemi du bien, et pour ce qui me concerne, je ne cherche pas à être parfaite, je cherche à être "assez" à un moment donné, ce qui me guide vers le parfait. Beaucoup de choses méritent d'être retravaillées (le design d'un blog, un patron, la finition d'un ouvrage...) mais je le sais, et j'essaie de faire mieux au prochain coup. Petit à petit, on devient moins petit.

Une des participantes mentionnait que, de la même manière qu'on attend pas d'un débutant au judo qu'il soit ceinture noire au bout d'une semaine, pourquoi attendre de soi d'être bon tout de suite lorsqu'on débute quelque chose. Cela semble finalement tellement évident ! Etre plus indulgent avec soi est déjà un bon début : votre première tunique n'aura probablement pas un tomber irréprochable, mais elle aura un dos, un devant et deux manches, dans un tissu qui vous plait, c'est déjà pas mal ! Les finitions de votre premier tricot seront aléatoires, mais les prochaines seront mieux, et ainsi de suite.

Pour avancer, il faut accepter que les choses se fassent petit à petit.

Dédramatiser, accepter les échecs

Il faut aussi accepter que les choses ne se font pas  toujours tout à fait comme on l'avait imaginé ! Le chemin d'un point A vers un point B est rarement linéaire. Il faut parfois faire un ou deux pas en arrière pour mieux avancer. Il faut parfois se reposer deux jours pour repartir d'un meilleur pied. Il faut parfois se changer les idées pour renouveler son inspiration. Il n'y a pas de mal à ça, et rester ouvert à ce qui nous entoure est un bon moyen de rebondir, changer son fusil d'épaule. Les idées qui naissent d'erreurs sont souvent plus nombreuses que les autres...

On ne fait bien que ce qu'on aime

Pour progresser, il n'y a pas de mystère, il faut persévérer. Il est rare qu'on se réveille un matin avec un talent particulier, on a plutôt une envie, un goût, peut-être une aptitude, à partir desquels il faut... il n'y a pas de secret... travailler ! Et je crois que pour travailler, mettre du coeur, il faut avoir envie, et ne pas se forcer. Combien d'entrepreneurs travaillent jour et nuit et vous disent qu'ils n'ont pas le sentiment de travailler ? C'est juste qu'ils font ce qu'ils aiment !

Se laisser guider par le plaisir est en général une bonne façon d'avancer. Et je crois que c'est valable pour tout : je vous mets au défi de me trouver une situation où vous n'avez pas réussi quelque chose dans lequel vous avez mis du coeur (à nouveau, je ne parle pas du premier essai hein !)

Ecouter les signes : l'intuition, la confiance

Comment avancer quand une décision repose sur soi et rien que sur soi ? Comment savoir si c'est une bonne idée de décider de passer en free lance pour avoir plus de temps pour sa vie de famille ? Poser des croix dans la colonne des plus et des moins, faire des calculs, anticiper, mais au fond, est-ce que ça suffit ? Quand est-ce qu'on a ce dernier petit coup de pieds aux fesses qui nous balance dans le grand bain ?

Parfois c'est juste de savoir écouter les signes qui nous entourent, et faire confiance à son intuition. Se sentir guidé, et protégé parce que les décisions qu'on prendra sont bonnes pour soi, avoir cette confiance là.

Les signes sont aussi ceux qu'on veut bien voir, qui nous parlent à un moment donné alors qu'ils ne nous auraient pas forcément parlé à un autre moment de notre vie. Le déplacement aux Etats-Unis au moment du mariage de votre meilleure amie, c'était celui de trop, ras le bol de ce job. Rencontrer par hasard une connaissance qu'on a pas vue depuis des années et qui est justement spécialiste de l'édition culinaire, ça semble un vrai signe quand on a envie de développer son blog de cuisine...

Avoir l'idée, et la capacité d'exécution

On se dit souvent qu'on attend d'avoir la bonne idée pour faire sa reconversion. Avoir l'idée, bien sur, c'est clé, mais ce n'est pas toujours évident. Une idée ne s'allume pas dans la tête comme une ampoule ! Je parlerais peut-être plutôt d'envie. Rendre cette envie concrète, puis dérouler le fil, s'efforcer de mettre une méthode en place pour exécuter, donner vie à cette envie. Une idée sans réalisation est aussi vaine que frustrante, non ?

Voilà les quelques pistes qui ont émergé de notre réflexion de ce matin, inspirante et énergisante pour nous toutes. Pour creuser un peu ces sujets s'ils vous intéressent, je vous encourage à vous procurer l'ouvrage que Christie a co-écrit avec Marie, 35 repères pour mieux travailler chez soi.

Et je rajouterais aussi, en forme de conclusion, que s'il ne faut pas présumer de ses forces, il ne faut pas non plus les sous-estimer... Il ne vous est jamais arrivé, en rêve, de lire un texte sublimement écrit, qui vous laisse béat d'admiration de tant de talent ? Hmm.. Qui donc l'a écrit, si ce n'est votre cerveau ?...

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