Comment je me prépare à mon accouchement naturel - The journal - L'Atelier 13
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Comment je me prépare à mon accouchement naturel

Cet article est réalisé en partenariat avec la gamme Harmonie de Pampers, une gamme de couches et lingettes conçue à partir d'ingrédients d'origine végétale issus de sources responsables et de l'agriculture biologique.

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Il m'a semblé intéressant de prolonger l'article d'il y a quelques jours avec celui-ci, car la préparation que je me suis retrouvée à faire est finalement quasiment complètement à l'opposé de celles que j'ai faites auparavant - d'ailleurs à la réflexion, je ne suis pas vraiment certaine d'en avoir fait ;-)

Un petit mot introductif d’abord pour expliquer le cadre dans lequel s’inscrit ce partenariat avec la gamme Harmonie de Pampers. Nous avons beaucoup échangé ensemble sur les valeurs de naturalité portées par cette gamme et son attachement au respect de l’environnement et il nous a semblé naturel, pour le coup, de la rapprocher de ma démarche d’accouchement physiologique. Elle s’inscrit dans une recherche d’harmonie avec mon bébé, que je souhaite bien entendu développer et entretenir après la naissance et pour laquelle je suis heureuse de savoir que Pampers, un des leaders dans le domaine infantile, oriente ses efforts.

Lorsqu'on se dit qu'on va probablement accoucher sous péridurale (ce qui peut ne pas être le cas si jamais elle ne fonctionne pas ou si on arrive trop tard ou, ou, ou...), on se dit certainement souvent qu'on va être pris en charge, que oui, l'accouchement n'est pas une partie de plaisir mais que de toutes façons, "il y a la péri". En ce qui me concerne, à part une ou deux séances où on m'a appris à respirer comme un petit chien (ce qui je crois n'a en fait pas beaucoup de sens), je ne me suis jamais vraiment penchée sur le sujet de l'accouchement avant celui ci, m'en remettant totalement, aveuglément, et en pleine confiance aux mains des professionnels de santé. Et je ne me suis jamais préparée.

Sauf que dès lors qu'on a envie d'un accouchement qui soit le moins médicalisé possible, il en va en fait tout autrement. Si c'est ce dont on a envie, il me semble qu'il ne faut pas avoir la péri en option. Si on se dit qu'à tout moment on peut la demander, alors, mentalement, l'échappatoire à la douleur est trop tentant, et je suis à peu près certaine qu'on y a recours, du moins je pense que ce serait mon cas. Si on ne s'est pas fait une religion sur le sujet, pourquoi aborder ce moment douloureux auquel donc on ne s'est pas vraiment préparée, et en sachant qu'on peut l'éviter. C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivé pour mes 3 premiers accouchements.

Là, j'ai donc décidé que ce n'était pas une option. Ça me fait peur, bien sûr. Quand, depuis quelques jours, je commence à avoir des contractions de travail, je sens mon niveau de stress qui augmente. Ai-je fait le bon choix de m'orienter vers cette voie ? Est-ce que c'est pas débile de prendre cette option alors que tout existe pour éviter la douleur ? J'y vais, mais j'ai peur ;-) Et pourtant je me sens préparée. Alors j'ai fait quoi ?

 

1/ La préparation avec ma sage-femme

Pour toute cette grossesse, j'ai choisi d'être suivie par une sage-femme plutôt qu'un gynécologue. Je me sens plus à l'aise, elle m'accorde du temps pour discuter, aborder les sujets qui me posent question, toute question est d'ailleurs possible sans qu'on se sente ridicule (je ne dis pas que les gynécologues mettent mal à l'aise, mais je dois dire que je n'ai pas d'expérience particulièrement positive en mémoire). Je lui ai très tôt fait part de mon projet pour lequel elle m'a bien entendu accompagnée.

Nous avons fait plusieurs séances de relaxation / sophrologie, des séances d'hypnose, une séance où elle m'a indiqué les positions qui soulagent pendant le travail. J'ai enregistré les séances de relaxation et hypnose, que je me repasse régulièrement pour habituer mon mental à s'y plonger instinctivement. Elle m'a aussi expliqué que faire en cas d'accouchement à la maison (!!! mais c'est vrai que ça peut aller vite !). 

Je vous joins ici un schéma qu'elle m'a confié, pardon pour la qualité de la photo !

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2/ Les lectures

Sur différents conseils, j'ai trouvé 4 ouvrages passionnants pour m'accompagner. 

J'accouche bientôt, que faire de la douleur ? de Maitié Trelaun, qui décortique le processus physiologique de l'accouchement, étape après étape : chronologie de la sécrétion des différentes hormones, réflexes du corps et du mental de la femme, raisons de la douleur... Un ouvrage passionnant et qui met en confiance.

La maternité, une aventure fabuleuse, de Deepak Choprah, qui réconcilie l'approche ayurvédique et la médecine moderne, et accompagne toute la grossesse, ses moments de grâce, ses émotions et ses petits maux (insomnies, crampes, mal de dos...). Emaillé de touchants récits d'accouchements, de conseils pour la respirations, d'exercices, c'est un livre doux et pratique pour se préparer en douceur.

The first 40 days, de Heng Ou, qui s'adresse plutôt à la femme qui vient d'accoucher, mais qui bien sûr part de l'accouchement, du "passage", qu'il soit avec ou sans péridurale d'ailleurs, pour l'aborder (il est en anglais mais se lit assez facilement). Très axé sur la façon de faire américaine, il peut parfois décontenancer (hello, les smoothies au placenta ?!!) mais rappelle divinement bien combien la mise au monde d'un enfant n'est pas justement aussi banal que mettre une lettre à la poste, que la future mère ou jeune accouchée a besoin de se préparer ou de se remettre de cet évènement, ce que personnellement, je n'ai jamais fait ni même essayé de faire, et toujours fini par payer d'une façon ou d'une autre.

The Basic Needs of a Woman in Labour, de Ruth Ehrhardt : c'est un petit fascicule de quelques pages, en anglais mais très abordable. S'il n'y en a qu'un à lire, c'est celui ci, car il résume en peu de pages tout l'essentiel.

On m'a aussi recommandé Vivre sa grossesse et son accouchement, mais que je n'ai pas lu pour le moment, et qui serait peut-être redondant, mais je vous laisse le consulter.

Je note aussi ici un livre en anglais, The Gentle Birth Method, que je suis en train de terminer et qui a une approche encore plus approfondie de l'intégralité de la grossesse, incluant par exemple même des conseils d'alimentation pour faciliter le passage du bébé.

 

3/ Les applis et les podcasts

En Nouvelle Zélande, les femmes accouchent majoritairement de façon physiologique. C'est le cas d'Audrey Fitzjohn, dont j'ai écouté l'enregistrement avec Bliss Stories, et qui, lorsque je l'ai croisée, m'a recommandé l'application Hypno-birthing, idéale pour se faire des séances d'hypnose en toute autonomie. 

J'ai également écouté quelques épisodes de naissances naturelles traitées dans le podcast Australian Birth Stories. Pas trop non plus histoire de ne pas faire d'overdose ;-)

J'ajouterais aussi, pour ce qui est des retours d'expérience, tous les échanges que j'ai eus sur mes différents posts instagram (ici ou ), les messages privés que vous m'envoyez pour raconter vos expériences, les ressentis de chacune (Audrey, à nouveau, avec qui j'ai échangé oralement sur le sujet et qui a boosté ma confiance), tous aussi différents les uns des autres qui contribuent énormément à la poursuite de la réflexion et de la préparation. 

 

4/ Le yoga et la méditation

Le yoga m'accompagne depuis plus de 2 ans maintenant et j'en ressens les bienfaits sur mon corps de façon très concrète. Je me sens mieux, plus souple, plus en harmonie, plus apaisée, plus solide. C'est probablement le yoga qui fait que cette grossesse est la plus facile que j'ai vécue - pas d'alitement prématuré, pas de menaces d'accouchement, alors que je n'ai pas vraiment calmé mon rythme de vie et de travail.

J'ai stoppé toute ma pratique au premier trimestre car j'avais lu à plusieurs reprises que c'était déconseillé (les postures de torsion notamment qui favorisent l'élimination, y compris celle de l'embryon). Dans le doute, et ne souhaitant vraiment prendre aucun risque, j'ai préféré faire une pause. Nombreuses sont celles qui poursuivent leur pratique, et je pense que c'est vraiment une question de ressenti personnel.

J'ai repris ma pratique une fois la première écho passée, dans les mêmes cours que précédemment, jusqu'à environ 6 mois et demi, et là je suis passée au yoga prénatal, plus doux, n'arrivant plus à suivre l'intégralité des pratiques qui sont quand même souvent exigeantes physiquement. J'ai découvert d'autres choses, qui me font du bien, et préparent mon corps de façon plus ciblée.

La méditation couplée au yoga m'aide aussi beaucoup à me recentrer sur mon corps, mes sensations, détendre mon ventre quand il se tend malgré moi. La respiration est un outil extrêmement puissant pour retrouver cette sérénité et, si ce n'est l'atteindre, tendre vers le lâcher prise. 

 

Les enregistrements de Yoga Nidra ou vidéos Youtube de Micheline Flak, pas nécessairement destinés à la femme enceinte, sont aussi très utiles pour s'exercer à la relaxation et à la détente. Vous pouvez faire une recherche sur Youtube "Yoga Nidra Micheline Flak". Ca aide aussi parfois à se rendormir en période d'insomnies ;-)

 

5/ La rencontre avec Anne, doula

Au hasard de mes recherches sur Internet, et conversations avec de jeunes accouchées, j'ai aussi découvert le métier de doula, beaucoup plus répandu ailleurs qu'en France d'ailleurs ou rien que le terme semble un peu ésotérique. La doula accompagne la femme enceinte selon ses besoins, avant, pendant, ou après l'accouchement. J'ai eu envie d'en savoir plus sur ce qu'elle pourrait m'apporter, à l'origine surtout dans l'idée d'avoir un accompagnement post-partum car mon expérience m'a montré qu'on pouvait très vite se retrouver très seule au cours cette période. Mais les échanges très riches que j'ai eus avec Anne, doula (et voisine !) m'ont confortée dans l'idée que se voir avant pouvait être très utile pour mon projet. Nous avons donc passé beaucoup de temps à décortiquer les étapes de l'accouchement, à en parler à mon mari, qui a vraiment découvert un autre monde (! j'attends de voir au moment M ;-)), et à écrire le projet de naissance que j'ai remis à la maternité afin que le personnel ait une idée de ce dont j'ai envie pour ce moment.

Anne m'a aussi massée avec la technique Rebozo (se faire du bien stimule les sécréteurs d'ocytocine et met donc le corps dans des dispositions plus favorables pour l'accouchement).

La doula partage son expérience de l'accompagnement des femmes et sait donner des clés, des tips, souvent du bon sens, et surtout une façon de voir les choses qui est différente de ce que le personnel médical peut partager avec vous.

 

6/ L'implication de mon mari

Je vous en dirai plus une fois le moment passé sur son efficacité dans l'effort ;-) mais évidemment que ce projet ne peut se faire seule. C'est important que votre conjoint soit, si ce n'est complètement briefé, au moins prévenu que ce sera légèrement différent d'un accouchement plus médicalisé. Il n'est pas certain qu'il soit lui-même outillé émotionnellement pour voir sa chère et tendre traverser ce moment, il peut bien sûr se sentir démuni, impuissant, mais il peut aussi, s'il est briefé, s'impliquer et venir en aide. Parfois physiquement, parfois juste avec un mot, parfois aussi pour rappeler le projet si la femme vient à abandonner.

Il est possible aussi qu'il faille l'envoyer faire un tour, boire un café, si sa présence crée plus de tension que de relâchement dans la salle de travail. Peu importe dans le fond, chacun trouve son mode opératoire, mais c'est important de se le dire avant, d'envisager les options. Ca rassure de savoir qu'on a évoqué une certaine variété de possibilités (même s'il faut garder en tête que rien ne peut se passer comme anticipé ;-))

 

7/ L'organisation pratique

Je trouve un grand réconfort dans le fait de savoir que tout ce qui est organisationnel est géré. Même si je m'y suis un peu prise à la dernière minute (ma façon à moi de m'organiser ;-)), je sais que tout le nécessaire indispensable des premiers jours est prêt et je n'ai pas à occuper mon esprit avec ça : sac de maternité, petits habits doux et propres, couffin, réserve de couches Harmonie et liniment. En ce qui me concerne, pas besoin de plus que ça pour démarrer, juste assez pour avoir l'esprit serein et tranquille. 

 

8/ Last but not least, la confiance

C'est un thème qui revient souvent chez moi, lorsque je perds pied, lorsque je ne sais pas ou plus, je m'en remets à ce qui est plus grand que moi (et que chacun appelle comme il le souhaite). Ca marche toujours, même si ce n'est parfois pas évident. Etre suivie par une sage-femme par exemple, c'est ne pas avoir la possibilité de faire des échos à chaque rdv et vérifier que tout va bien. J'ai donc appris à faire confiance à ce bébé tout au long de ma grossesse - en ayant déjà perdu, c'est ma seule option : avoir confiance dans le fait que ce qui doit se passer se passera, et que quoiqu'il en soit, je trouverai la force de le surmonter. 

Pour ce qui est de l'accouchement, c'est donc avoir confiance en moi, en mon corps, en sa capacité et la mienne (mon mental) à aller au bout de mon projet. Confiance aussi dans le fait que le bébé est acteur de ce qui se passe, et qu'il saura aussi envoyer les signes. 

Confiance dans le personnel qui m'accompagnera. Confiance dans le process, le timing, la vie... 

 

Je serai heureuse de continuer à échanger avec vous sur ce sujet, de recueillir ci-dessous vos retours d'expériences, qui pourront m'être utiles ainsi qu'aux femmes en recherche d'information sur le sujet. Laissez libre cours à vos remarques, toujours passionnantes !

 

Cet article est réalisé en partenariat avec la gamme Harmonie de Pampers, qui combine des ingrédients d'origine végétale à l'absorption sans faille Pampers pour répondre aux besoins des bébés et de leurs parents en quête de davantage de naturel.

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